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Et voilà, c'est parti pour 2026 toujours sans rancune ! Radio d'ici
En ce mois de janvier 2026, ça chronique dans tous les sens !
Petit teasing d’une chronique qui aura lieu dans un prochain épisode sur les liens entre l’oppression patriarcale, capacitiste et antispéciste avec la présentation de podcasts et d’ouvrage comme Braves bêtes de Sunaura Taylor.
Lien vers la chaine youtube de Victor Durant Le-Peuch, où l’on peut réécouter les épisodes de son podcast, Comme un poisson dans l’eau, tourné vers l’antispécisme.
Lien vers la chaine youtube du podcast Présages
Où l’on chronique un monde en perdition, à partir d’un film d’une intensité rare, le fil est déroulé à travers les récits de mères en cavales, procès à venir d’une psy complice des bourreaux, l’inceste se révèle encore berceau des dominations… :
– « On vous croit », automne 2025, film belge de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, rapide et précis, parfait!
– « Mères en cavale » : podcast de Romane Brisard sur Louïe audio, et « Inceste d’État : Quand la justice livre les enfants victimes à leurs bourreaux » paru chez stock en octobre 2025
– « Ce que Cécile sait », BD / journal / roman graphique de Cécile Cée, éditions marabout, septembre 2024
Sarah Schulman – Rat Bohemia (Roman, 1995)
Sarah Schulman est une romancière, essayiste et militante lesbienne juive révolutionnaire née en 1958 à New York. Son roman Rat Bohemia (1995) raconte une histoire d’amitiés, de douleurs, de deuils et de colères dans le Lower East Side new-yorkais des années 1980. Trois ami·e·s queer y affrontent la crise du sida, tandis que la société hétérosexuelle détourne le regard. À New York seulement, près de 75 000 personnes meurent entre le début de l’épidémie et le milieu des années 1990.
Le roman est traversé par une blessure centrale : le rejet familial. Si les personnages de Rat Bohemia sont des adultes, on devine en creux le poids immense des violences subies plus jeunes : humiliations, silences, exclusions, brutalités. Une question s’impose — et elle pique : que raconte l’homophobie familiale de la famille elle-même ? Schulman montre comment cette institution, souvent présentée comme un gentil refuge protecteur (lol), fonctionne aussi comme un appareil de normalisation et de punition, qui dès l’enfance isole, humilie et discipline celles et ceux qui sortent du chemin tracé à la Vinci-Autoroute.
Il y a un ver dans la pomme. Le rejet vécu dans la sphère familiale est le même mécanisme qui, à l’échelle collective, permet l’indifférence face au sida — puis la gentrification des quartiers. Car oui : 75 000 morts, ça fait aussi un sacré paquet d’appartements vides, et ça, les promoteurs immobiliers ne l’ignorent pas. (Sur ce point, on peut lire un autre livre de Schulman, récemment traduit en français : La gentrification des esprits.) Les corps queers sont d’abord disqualifiés dans l’espace domestique, puis abandonnés dans l’espace public, avant d’être effacés de la ville elle-même. L’homophobie familiale, l’inaction politique face à l’épidémie et la transformation spéculative du Lower East Side obéissent à une même logique : certaines vies comptent moins que d’autres, certaines présences peuvent être éliminées. Le roman a un ton de distance, comme si les personnages n’arrivaient pas à tout encaisser . Mais sous ces faux silences, sous la sidération, c’est bien ça qui est hurlé.
Dans Rat Bohemia, il y a de la colère et de la fatigue, mais aussi un refus vénère de l’uniformisation hétéro-capitaliste des existences. Le roman affirme la puissance des liens choisis, des amitiés et des solidarités queers face à une société qui organise la solitude, la honte et l’abandon.
Une bande dessinée, Girlfriends!
L’amour par-delà les genres ?
Qu’est-ce qui change quand notre vie fait un virage à 180° ? Tout et… en même temps, rien. La vie continue. Pour Sara, tout semble s’effondrer quand l’amour de sa vie lui annonce que le genre qui lui a été attribué à la naissance ne correspond pas à son identité, qu’elle est et qu’elle se sent femme depuis toujours. Faut-il se séparer ? Faut-il continuer ? Si oui, Sara devient donc lesbienne ? Et que dire à la famille ? Aux amis ? Les questions se bousculent, mais après les premières craintes que ce tournant soudain ne mette fin à leur relation, Sara et Diana se rendent compte que leur amour est plus fort que les normes imposées par la société, et que rien n’a changé entre elles.
Désormais, elles vont, l’une comme l’autre, devoir sortir du placard et affronter le regard des autres.
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