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Pourquoi et comment lutter contre les pesticides ? Radio d'ici
Dans le studio de Radio d’Ici on à eu la chance de recevoir Agnès du collectif Antipest Pilat (entendez anti-pesticides), récemment créé en local et Jean-Luc des faucheurs et faucheuses. Toutes deux nous parlent des pesticides, de la législation à leur utilisation dans le modèle agricole actuel en passant par leur fabrication.
Mais également des moyens d’actions pour lutter contre la persistance de l’utilisation, et même la réintroduction de certaines substances nocives pour la santé des espèces humaine ou autre et de l’environnement. A l’étude de la loi d’Urgence Agricole qui ne répond pas à la crise économique dans laquelle sont plongé les paysan.ne.s, s’est greffé le projet de loi Duplomb 2 via le dispositif de commission mixte entre l’Assemblée Nationale et le Sénat.
Le 29 juin dernier, les Faucheuses et Faucheurs sont une nouvelle fois allé faire une « inspection citoyenne » sur le site chimique de BASF à Genay et y ont une nouvelle fois découvert des substances pourtant interdites en France.
Voici un lien vers le site de Reporterre qui relate les faits :
Le communiqué suite à cette action :
Ce matin, les Faucheuses et Faucheurs volontaires d’OGM occupent le site chimique de BASF à Genay
en vue d’une inspection citoyenne destinée à vérifier la présence ou non de pesticides interdits en France.
Lors d’inspections précédentes en mars 2022 et en juin 2025, certains de ces produits interdits avaient été
identifiés, notamment les formulations insecticides Régent TS et Fastac, et les substances actives
alphacyperméthrine, dimpropyridaz…, tous rendus interdits par les agences française et européenne. A
noter que suite à la dernière inspection, un contrôle de la DREAL1 avait été diligenté, et avait confirmé
leur présence, ainsi que celle d’autres pesticides interdits.
Une enquête a ensuite été effectuée par la BNEVP2 , mais aucune suite administrative et/ou pénale n’a eu
lieu. Qu’est devenue cette enquête ? Que font la Préfecture et le Ministère ?
Pendant ce temps, des milliers de tonnes de pesticides interdits continuent à être produits en France et
exportés vers des pays d’autres continents, notamment au Brésil, de loin le principal importateur, ce qui
va s’amplifier encore avec la signature des accords de libre-échange avec le Mercosur.
Ainsi, les autorités françaises bafouent la loi, et les géants de l’agrochimie, dont BASF, continuent de
s’enrichir en exportant leurs substances interdites « made in France », malgré tous les dommages
humains et environnementaux que leur utilisation occasionne. C’est du colonialisme agrochimique
Face à un contexte de déréglementation française (lois Duplomb et d’urgence agricole, dérogations
accordées par la ministre de l’agriculture…) et européenne (Omnibus 10, NTOGM…), les citoyennes et
citoyens sont de plus en plus nombreu.x.ses à se lever contre l’usage des pesticides. Les impacts de leur
utilisation sont de plus en plus documentés, et ils s’amplifient, aussi bien sur la santé, les sols et la
biodiversité, la qualité de l’air et de l’eau.
Les Faucheuses et Faucheurs volontaires
– accusent BASF de provoquer en toute conscience homicides et écocides
– dénoncent la complicité du gouvernement et de la ministre Genevard, et son irresponsabilité à
décréter de nombreuses dérogations de pesticides CMR3 ou/et interdits
– exigent de l’État qu’il prenne des mesures strictes pour empêcher la production et l’exportation de ces
substances hautement toxiques. .
OUI à une loi claire et respectée,
NON aux pesticides et autres toxiques,
STOP AU COLONIALISME AGROCHIMIQUE.
Radio d'ici : associative, libre, indépendante, laïque, attachée aux droits de toustes et attentive à l’environnement.