« Et que tu te portes bien » est un projet documentaire qui explore la question des guerres coloniales, notamment celle du Portugal, qui a duré 13 ans, à partir de la trouvaille improbable, dans une poubelle de Lisbonne, de 600 lettres d’amour entre une marraine de guerre et son fiancé.
Du 31 mars au 11 avril, 260 élèves de troisième des collèges Notre Dame et Saint Basile d’Annonay ont découvert cette archive en classe de français et d’histoire-géographie, aux côtés de la réalisatrice du projet Léa Promaja, de Radio Dragon, radio associative basée dans le Trièves (Sud de Grenoble).
Le 11 avril, ils ont vu le spectacle créé à partir de ces lettres, au théâtre l’Aparté de Roiffieux.
En studios avec nous, Pascal Gougeon, enseignant de français dans ces deux collèges, et Léa Promaja.
Bande sonore :
– Hino à Joan Baez (Hymne à Joan Baez), 1968, de Daniel, interdite par le régime salazariste, une chanson pacifiste dans un contexte de guerre coloniale, édition vinyle psychédélique presque introuvable aujourd’hui, par l’un des chanteurs de la Nouvelle chanson portugaise.
– Menina de olhos tristes, Capicua, version rap contemporaine d’une chanson de 1965, éditée dans l’album « Portugal Resiste », écrit par le poète Reinaldo Ferreira, et censurée jusqu’à la Révolution des œillets (25 avril 1974).
Photo : Anne de Beauvoir, dans la pièce radio-scénique Et que tu te portes bien / LP/Radio Dragon