Le printemps, marcher avec les poètes
Aujourd’hui nous allons partir avec des semelles de vents, avec des piétons du verbe et du silence. Cette correspondance est un hommage, un hommage à ses faibles instants que la rumeur du monde n’a pas retenus. Un Hommage à l’herbe foulée, aux arbres solitaires sur la crête des prés, hommage aux mots qui transcendent, qui unissent, au silence des oiseaux, aux secrets partagés, au poète, à l’être qu’on n’oublie pas.
Nous qui sommes des reflets mouvants inaptes au repos, condamnés à tâtonner dans le clair-obscur, nous qui sommes des êtres de symboles, des énigmes en quête d’élucidation, nous allons suivre Joël Vernet sur les pas de marcheurs déraisonnables, qu’il soit Rimbaud ou simplement un flâneur cherchant la source. Arthur Rimbaud né le 20 octobre 1854 à Charleville-Mézières et mort le 10 novembre 1891 à Marseille
« Toute la nuit j’écris pour chercher qui me cherche ». écrit la poète Alejandra Pizarnik
la poésie nous rappelle comment tout est dans tout.
Joël Vernet, un poète que j’aime particulièrement. Il est né au Puy en Velay, a écrit une lettre ouverte à un marcheur déraisonnable
« Elle marche, invisible sur les routes et c’est elle que nous poursuivons partout sur cette Terre. Elle se nomme l’absence et se pose à notre chevet dès la naissance… Elle est dans l’amour, dans la fraternité impossible, dans la fuite même du serpent. Elle est dans le regard du mourant, dans ce regard dont s’échappe deux petites mains tâtonnant dans l’azur.
« La vie fleurit par le travail, vieille vérité : moi, ma vie n’est pas assez pesante, elle s’envole et flotte loin au-dessus de l’action, ce cher point du monde.
Arthur Rimbaud
Texte
Lettre ouverte à un marcheur déraisonnable de Joël Vernet aux éditions Le Réalgar
Musique
Delphine Seyrig Une fourmi et moi, 1971
Marc Ogeret chante Aragon 1986 : Blues