Aujourd’hui correspondance se met sur son 30, parce que ce week-end ça fait 30 ans que radio d’ici a planté son antenne sur le toit de l’usine Bobichon…
Pour cette occasion, je vais lire des lettres de Simone Weil…
Simone Weil est née à paris en 1909 Ses parents juifs sans pratique accordent une grande place à la culture. elle a un frère aîné, André, qui deviendra un mathématicien reconnu. L’atmosphère familiale est aimante et stimulante. Dès sa jeunesse Simone Weil marque de l’intérêt pour le fait religieux, la politique et les personnes démunies. Doutant beaucoup, elle s’applique à un travail assidu, elle obtient son agrégation de philosophie en 1931et devient professeur de philosophie (pour un lycée de jeunes filles Au Puy en Velay) elle est très attachée à l’éducation populaire.
En 1934 elle part travailler en usine,
Pacifiste durant les années trente, elle n’accepta la nécessité de la guerre qu’à partir de 1936. Elle rejoignit alors brièvement les républicains au front en Espagne puis après les Accords de Munich en 1938, refusant l’accommodement avec les forces hitlériennes.
L’arrivée des allemands à Paris en 1940 pousse la famille hors de la zone occupée, à Marseille.
Elle rejoint les Français libres à Londres en 1942. On lui confia un poste de rédactrice.
Elle écrit dans cette période plus de six-cents pages de textes philosophiques ainsi que des correspondances.
Elle s’abstenait de se nourrir, par solidarité avec les Français de métropole qui vivaient avec des rations strictes. Elle faisait sienne la douleur des autres.
Les lettres (une à Boris Souvarine et trois à Albertine Thévenon) que je vais vous lire datent de la période où elle est ouvrière et sont extraites du livre Expérience de la vie d’usine, Simone Weil
Editions la Lanterne, 2025, Préface Nadia Taïbi